Justine Herzog

31/05/2026 // Un début d’été entre préparation, examens et nouveaux projets

Depuis maintenant deux semaines, j’ai repris la préparation physique en vue de la prochaine saison. Après plusieurs semaines de pause, c’est plutôt sympa de retrouver une routine d’entraînement et de recommencer à construire les bases qui me permettront d’aborder l’hiver prochain sous les meilleurs auspices.

Cette coupure m’a fait énormément de bien. Après une saison marquée par les blessures, les douleurs et beaucoup d’incertitudes, j’avais besoin de prendre du recul. Cette pause m’a permis de souffler, de faire autre chose, de profiter de mon entourage et surtout de tourner la page de la saison passée. Mentalement, ça m’a aidée à repartir sur une nouvelle dynamique et à retrouver de l’énergie pour les défis qui m’attendent.

Aujourd’hui, je sens que la motivation est revenue. Ça fait du bien de recommencer à travailler avec des objectifs clairs et de sentir que les choses avancent dans la bonne direction. Après les difficultés de ces derniers mois, retrouver cette envie de construire et de progresser est très positif.

Ces dernières semaines ont également été marquées par les premiers examens écrits de maturité. Après plusieurs mois à jongler entre le sport, les rendez-vous médicaux et l’école, je suis contente d’avoir franchi cette étape importante. Il reste encore quelques échéances, mais voir le bout du tunnel se rapprocher fait plaisir.

En parallèle, je suis toujours à la recherche d’un stage dans la région de Neuchâtel afin de compléter ma maturité gymnasiale par une maturité professionnelle. Cette année de stage de 12 mois représenterait une belle opportunité pour moi, et elle me permettra de découvrir un nouvel environnement, d’acquérir de l’expérience professionnelle et d’avoir une charge scolaire plus légère. Cela me laisserait également davantage de temps et d’énergie pour me consacrer au ski.

En attendant, je profite du beau temps et de mes dernières semaines à Brigue avec les amies. Après plusieurs années passées ici, ça fait un peu bizarre de penser que cette période touche gentiment à sa fin.

Du côté du dos, les nouvelles sont plutôt encourageantes. Les douleurs ne sont pas encore complètement derrière moi, mais les choses semblent évoluer dans la bonne direction. J’ai commencé à travailler avec un nouvel ostéopathe ainsi qu’une nouvelle physiothérapeute, et ensemble nous avons peut-être trouvé une nouvelle piste intéressante pour mieux comprendre l’origine des douleurs et agir dessus. Bien sûr, tout ce programme se fait en étroite collaboration avec Stéphane Grichting, mon préparateur physique, qui continue d’adapter les programmes d’entraînement en fonction de mon évolution et de mes sensations.

La route est encore longue, mais ça fait du bien de voir que les choses avancent. Après plusieurs mois où tout semblait parfois stagner, j’ai aujourd’hui le sentiment d’aller à nouveau de l’avant. L’objectif reste le même : construire des bases solides cet été, retrouver une pleine confiance dans mon corps et arriver prête l’hiver prochain.

À bientôt pour la suite de la préparation !
 

14/05/2026 // Une saison différente, apprendre sur son corps

Quand je repense à cette saison 2025-2026, je réalise à quel point elle a été différente de ce que j’avais imaginé. Après une bonne préparation estivale, autant physique qu’à ski, et un début d’automne très motivant, tout s’est rapidement compliqué avec l’apparition de douleurs au dos dès le mois d’octobre. À partir de là, beaucoup de choses ont changé : ma manière de m’entraîner avec Stéphane Grichting (nouveau coach de condition physique), mon quotidien, mes objectifs, mais aussi ma façon de voir le sport. Cette période m’a montré qu’il n’y a pas seulement les réussites qui comptent, mais aussi la connaissance de son corps et la manière de penser.

Cette saison n’a clairement pas été celle que j’espérais sur le plan des résultats et de la progression. J’ai dû interrompre plusieurs camps, passer beaucoup de temps en physio, multiplier les rendez-vous médicaux sans réponses vraiment claires, adapter ma préparation physique et apprendre à fonctionner avec des douleurs parfois très présentes. Mentalement aussi, il y a eu des moments compliqués, avec de la frustration en voyant les courses s’enchaîner sans pouvoir être pleinement au départ ou skier librement, malgré les soins mis en place.

Finalement, je n’aurai pris le départ que de quatre courses FIS cette saison : deux géants et deux super-G. Ainsi, je bénéficie du statut blessé. Cela m’a permis de limiter la hausse de mes points FIS à seulement 10%, ce qui était important pour la suite, et de rester dans le cadre C pour la saison prochaine.

Même si cette saison a été difficile à accepter, elle m’a énormément appris. Elle m’a obligée à ralentir, à écouter davantage mon corps et à comprendre que vouloir brûler les étapes ne mène souvent à rien. J’ai aussi découvert une autre manière de progresser, parfois loin des résultats et des dossards, mais beaucoup plus dans la compréhension de mon corps, de mes sensations et de mes limites.

Je retiens également toute l’importance de l’entourage. Entre les entraîneurs, les physios, la préparation physique, ma famille, mes amis et mon préparateur mental, avec qui j’ai beaucoup pu échanger, je me suis vraiment sentie soutenue. Dans les périodes compliquées, cela fait une énorme différence.

Ces dernières semaines, j’ai effectué un nouveau bilan médical afin d’évaluer l’évolution après plusieurs semaines sans ski. Cela a permis de refaire le point avec les médecins et Stéphane Grichting sur les aspects à travailler, notamment la stabilité du bassin pour les prochains mois, mais aussi sur les pistes à explorer pour mieux comprendre l’origine exacte des douleurs.

Malgré les difficultés, la motivation revient progressivement. Aujourd’hui, j’ai à nouveau envie de travailler physiquement et de construire de bonnes bases pour attaquer la saison prochaine dans les meilleures conditions possibles. La nouvelle saison a déjà commencé la semaine passée avec la visite médicale à Macolin, même si je n’ai pas effectué les tests physiques cette année à cause du dos.

Actuellement, j’ai une pause de trois semaines dans ma préparation physique, qui se terminera bientôt. Cette coupure me permet de souffler mentalement et physiquement avant de repartir progressivement dans le travail de base puis la préparation estivale.

Je me réjouis également pour la saison prochaine, car plusieurs changements auront lieu dans le groupe d’entraînement avec le départ de deux entraîneurs, l’arrivée d’un nouveau et un fonctionnement en plus petit groupe. Cela apportera sûrement une nouvelle dynamique.

En parallèle du sport, le focus est aussi mis sur l’école, puisque les examens de maturité approchent rapidement et commenceront déjà à la fin du mois de mai.

Même si cette saison n’a pas ressemblé à ce que j’avais imaginé, je suis convaincue qu’elle me servira énormément pour la suite. Ce ne sont peut-être pas les apprentissages les plus visibles aujourd’hui, mais ce sont probablement les plus importants.

Merci à tous mes sponsors et à toutes les personnes qui m’ont soutenue durant cette période pour leur aide et leur confiance. Cela compte énormément.
Bel été à toutes et à tous, et à bientôt sur les skis.

Je profite de vivre la montagne autrement durant ma pause,

31/03/2026 // Après une lueur d'espoir, ma saison de course est terminée

Après les quelques compétitions auxquelles j’ai participé fin février - début mars, j’ai pris cinq jours de pause sur les skis. L’objectif était de voir si cela permettait de diminuer les douleurs au dos et de comprendre si c’était ce dont mon corps avait réellement besoin à ce moment-là. J’en ai aussi profité pour retravailler la préparation physique et essayer de repartir sur de bonnes bases en vue de la suite.

Malheureusement, cette pause n’a pas apporté l’amélioration que j’espérais.

Cinq jours plus tard, je me retrouvais pour mon premier vrai jour de slalom depuis mon arrêt en Finlande, plusieurs mois auparavant. J’avais vraiment envie de participer à ces courses à Champex-Lac (Valais), notamment parce que je pouvais profiter de deux journées d’entraînement sans pression avant les compétitions. Le slalom est une discipline que j’apprécie particulièrement, et je me réjouissais beaucoup de retrouver ces sensations.

Au début de l’entraînement, les sensations n’étaient pas mauvaises, surtout pour une reprise. Mais la piste était déjà bien marquée et les charges sur le dos étaient importantes, avec des impacts assez violents. Au fil de la séance, les douleurs sont devenues de plus en plus présentes, jusqu’à un point où je n’arrivais plus à enchaîner plus de cinq virages sans ressentir une douleur forte.

La déception a été grande. Je me réjouissais vraiment de refaire du slalom, de retrouver le départ dans les mêmes conditions que les autres et de pouvoir m’exprimer pleinement. J’avais même essayé une ceinture lombaire pour aider à mieux supporter les charges, mais cela n’a malheureusement pas suffi.

Le lendemain, j’ai voulu réessayer, mais même en ski libre, ça n’allait déjà pas. Les douleurs n’avaient pas disparu depuis la veille. À ce moment-là, il devenait évident qu’il ne fallait pas forcer : si je ne peux pas skier librement, cela ne sert à rien de prendre part à une course. J’ai donc pris la décision de rentrer à la maison.

La semaine suivante, j’ai effectué un nouveau contrôle médical, suivi d’une IRM quelques jours plus tard. Celle-ci n’a rien révélé de plus que celle de novembre. La situation ne s’est pas améliorée (ce qui était attendu, car le disque ne peut pas simplement se remettre en place), mais elle ne s’est pas aggravée non plus. C’est un petit point positif dans une période qui reste difficile.

Pour l’instant, le focus est donc légèrement différent. Je suis retournée à l’école pour me mettre à jour et avancer au mieux dans ma maturité, tout en continuant le travail de préparation physique avec Stéphane Grichting (Elitment). L’objectif reste de consolider les bases et de poursuivre le travail effectué ces dernières semaines, en gardant toujours en tête ce retour progressif vers le ski.

Cette période est loin d’être simple, mais elle m’apprend énormément. Elle m’oblige à faire preuve de patience, à écouter mon corps et à accepter que le chemin ne soit pas linéaire. Même si c’est frustrant de voir la saison avancer et les courses s’enchaîner sans pouvoir être pleinement au départ, je sais que tout ce travail a du sens. Je reste convaincue que cette étape me rendra plus forte pour la suite.

Après une lueur d'espoir, Justine Herzog met un terme à sa saison © Kestler Studio 
 

28/02/2026 // Une reprise progressive, des courses et beaucoup d’apprentissage

Depuis décembre, beaucoup de choses se sont passées. J’ai d’abord profité des vacances scolaires pour faire des activités qui me faisaient plaisir et surtout skier avec des amis. Ces moments simples, loin de la pression, m’ont permis de retrouver du plaisir sur les skis et de recharger un peu les batteries, autant physiquement que mentalement.

À la mi-janvier, j’ai repris progressivement le ski dans les piquets. Au début, uniquement sur des sections faciles et en divisant le parcours, afin de réhabituer mon corps aux contraintes du tracé. Cette reprise s’est faite lors d’un camp dans les Dolomites, à Pozza di Fassa (Italie). C’était le premier vrai camp avec l’équipe depuis celui de fin octobre, et surtout la première fois que je retrouvais un cadre d’entraînement plus ou moins normal. Pendant ce camp, j’ai gentiment recommencé à trouver des sensations, ce qui était très positif.

Par la suite, j’ai enchaîné plusieurs jours d’entraînement par-ci par-là, sans faire de gros blocs. L’objectif était clair : continuer à combiner le ski et la préparation physique en parallèle, tout en évitant une charge trop élevée. Toute la préparation physique, mais aussi ma position sur les skis, sont adaptées afin de limiter au maximum les contraintes sur le dos. Les progrès sont là, autant physiquement que sur les skis, mais il me manque encore des kilomètres pour apprivoiser tous ces changements et retrouver une pleine confiance dans mes capacités.

Vers mi-janvier, j’ai pris part à l’ouverture de courses en géant, à Thyon (Valais) et à Engelberg (Obwald), pour deux courses à chaque fois. À Engelberg, les chronos ont montré que j’étais clairement dans le coup. À Thyon, c’était l’une des premières fois que je passais dans un parcours de plus de 50 secondes depuis mon retour, ce qui rendait encore difficile le fait de vraiment m’engager dans la pente sur toute la longueur et de trouver un rythme intense. À Engelberg, en revanche, j’ai réussi à augmenter l’intensité et la conséquence de mes appuis, ce qui était très encourageant. Par contre, je n’ai pas encore pu réaliser de manches complètes en slalom. Mais le plaisir de passer dans les piquets est clairement de retour, et l’heure du slalom arrivera prochainement.

Du coup, j’ai profité des championnats jurassiens de géant et de la Ragusa Ski Cup que je connais bien pour remettre un dossard. C’était à Leysin (Vaud) et j’ai pu passer la vitesse supérieure avant de penser à la suite (retour gagnant pour Justine Herzog). 

Après ces bons signaux, je devais initialement prendre le départ aux courses des Diablerets (Vaud) les 12 et 13 février. Malheureusement, elles ont été annulées à cause de la météo. La semaine suivante, j’aurais dû me rendre en Italie, mais les inscriptions ont finalement été limitées. Et enfin, une course prévue le 23 février en Autriche a elle aussi été annulée.

Les deux géants des Diablerets ont finalement été reprogrammés les 24 et 25 février à Flumserberg (Saint-Gall), même si la première course a été décalée d’un jour en raison de la météo. Le 25 février, me voilà donc au départ de ma première course au niveau auquel je concours depuis longtemps. Durant les derniers jours d’entraînement, j’avais déjà ressenti des douleurs au dos et je ne me sentais pas en pleine possession de mes moyens. J’ai tout de même pris le départ pour cette reprise, en donnant le meilleur de moi-même. J’ai terminé à la 17e place, un résultat plutôt encourageant pour une première course, même si nous avons clairement vu qu’il y avait encore beaucoup de potentiel inexploité.

Le lendemain, lors de la deuxième course, dès l’échauffement à ski le matin, j’ai senti que les douleurs étaient bien présentes et que je n’étais pas libre dans mes mouvements. J’ai malgré tout décidé de prendre le départ. En course, j’ai essayé d’augmenter l’intensité et l’amplitude de mes mouvements, en pensant moins à la technique et davantage au relâchement, en essayant de lâcher prise. Après une 13e place en première manche, à moins de 1’20 de la première et malgré plusieurs fautes qui m’ont coûté du temps tout au long du parcours, j’étais plutôt satisfaite. En deuxième manche, j’ai reculé à la 17e place. Le haut du parcours était déjà beaucoup plus fluide et engagé, mais au fil de la manche, je me suis bloquée de plus en plus, avec une baisse d’intensité.

Ce week-end m’a néanmoins permis de tirer une conclusion importante : même avec un ski très moyen et plusieurs fautes, je ne perds pas des mille et des cents. C’est plutôt encourageant. Et surtout, ça faisait énormément de bien de retrouver l’ambiance des courses, ce pour quoi on s’entraîne chaque jour, ainsi que de revoir des amies et anciennes coéquipières de NLZ West.

Après cette semaine très chargée, avec trois jours d’entraînement et de courses, je sens qu’il est nécessaire de lever un peu le pied et de ne pas continuer sur le même rythme, car le dos ne suit pas complètement. J’ai donc décidé de partir aux Grisons la semaine prochaine pour un jour d’entraînement de super-G à Davos (seulement le deuxième de la saison) afin de changer un peu de rythme, dans l’idée d’enchaîner ensuite avec les deux courses prévues.

En ce moment, la patience est vraiment la clé. Je dois accepter et apprendre à ne pas précipiter les choses, même si ce n’est pas facile. Je sais que tout mon entourage est là pour m’aider et que tout est mis en œuvre pour un retour à 100%, sans douleurs. C’est difficile, en tant qu’athlète et compétitrice, de voir les courses s’enchaîner derrière le live, de sentir le temps passer et de réaliser que nous sommes déjà début mars. Mais je dois être convaincue que ce chemin, même plus lent que prévu, est le bon. Et surtout j’essaie de ne pas perdre le sourire.

29/12/2025 // Mon dos retarde le début de saison

Depuis la mi-octobre, je traîne des douleurs au dos qui m’empêchent de m’entraîner sur les parcours de ski. J’avais déjà connu des douleurs la saison passée, qui étaient parties en juin, mais elles sont revenues lors des tests physiques à Macolin cet automne. Depuis, j’ai fait une IRM (photo), qui a confirmé une inflammation dans le bas du dos, accompagnée d’une forte tonicité musculaire. Les analyses ont aussi révélé une protrusion du disque intervertébral (plus d’info sur mon blog de novembre dernier). 

Pour essayer de remédier à cette situation, cela fait maintenant un mois et demi que j’ai changé d’entraîneur physique et que je travaille avec Stéphane Grichting de chez Elitment à Sion. C’est vraiment positif, car il adapte tout en fonction de mon ressenti au niveau du dos et prend le temps d’écouter comment je me sens. Jusqu’à présent, j’étais suivie par l’entraîneur de l’équipe, et ce changement m’apporte un suivi plus individualisé, qui fait une vraie différence.

Je fais aussi beaucoup de physio pour relâcher les muscles très toniques et mieux comprendre ce qui se passe. Ce n’est pas toujours simple, car en pleine saison je dois skier la plupart du temps en libre et souvent seule. Mais il y a du positif : chaque semaine, j’arrive à augmenter un peu l’intensité sur les skis et à avancer progressivement.

Je ne sais pas encore quand je pourrai reprendre la compétition, mais je sens que ça progresse bien et les entraîneurs sont confiants. J’ai accepté que cela prendra un peu de temps et qu’il faut à tout prix éviter de revenir trop vite, car si la douleur et l’inflammation reviennent, ce sera ensuite plus difficile à gérer. Ce qui est encourageant, c’est que tout le monde collabore très bien entre la préparation physique et l’entraînement sur la neige : nous avançons tous dans la même direction.

J’espère pouvoir retrouver rapidement un entraînement 100 % normal, puis envisager de remettre un dossard. D’ici là, je vous remercie pour votre soutien et je vous souhaite à toutes et tous un bon début d’année 2026.

Petit portrait

Née le 20/04/2006, 170 cm, 67 kg

Ski-club: Chasseral Dombresson

Entraîneurs ski: Joachim Vollmer et Dimitri Spicher

Entraîneur condition physique: Stéphane Grichting

Etudes: maturité à Brigue

Meilleures perfs en carrière: victoire en course FIS et participation aux JOJ 2024 (4e en super-G et en géant, 7e en slalom)

Points FIS 2027: 29,99 en slalom, 37,85 en géant, 93,43 en super-G, 94,63 en descente

Objectifs pour la saison 2026/27: continuer à baisser mes points FIS et grimper les échelons dans les cadres de Swiss-Ski

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