Quentin Mesot

02/04/2019 // Malgré les circonstances, je termine ma saison sur une note positive!

Ce que je retiens aujourd’hui de ma saison, plus que ma blessure, ce sont mes très bons résultats aux championnats suisses à Stoos. Notamment ma 11e place en descente, qui était selon moi la plus belle course de ma carrière. Mais aussi ma 12e place en super-G et ma 11e en combiné, qui comptent elles aussi au nombre des meilleures courses que j’ai effectuées.

Maintenant, je n’ai qu’un seul objectif : soigner mon genou. Pour la suite, on verra plus tard. Mais une chose est sûre, je vais avoir le temps de rattraper le retard accumulé dans mes études en math…

31/03/2019 // La pire des fins de saison...

Hier, en participant aux championnats slovènes de descente, je suis tombé et me suis grièvement blessé au genou droit. Diagnostic: luxation de l'articulation, les quatre ligaments déchirés, dont l'interne qui est sectionné, double fracture au ménisque et fracture du fémur. Je vais me faire opérer en début de semaine prochaine. Ensuite, une longue période de rééducation m'attend...

04/03/2019 // Des résultats somme toute satisfaisants en super-G et en géant

Mon mois de février a été consacré presque exclusivement au super-G et au géant. Il a débuté par deux super-G à Zinal. Lors du premier, j'ai eu de la peine car je connaissais moins bien les conditions de neige et le relief que les autres coureurs qui avaient participé à deux descentes sur cette piste pendant que je courais en Coupe d'Europe à Chamonix. J’ai cependant réussi une très bonne seconde course, avec de bons points FIS à la clé. Un résultat qui m’a donc satisfait. 

Deux jours plus tard, nous nous sommes rendus à Châtel, en France voisine, à nouveau pour deux super-G. La piste de course qui se trouve sur le domaine du Linga me plaît beaucoup. J’y ai réussi deux bons parcours mais c'est le second qui a le mieux payé puisque j’ai terminé 5e en obtenant mes meilleurs points FIS dans la discipline.

Ensuite, j'ai eu sept jours un peu plus tranquilles. J’en ai profité pour me reposer un peu, avant un rappel de condition physique de deux jours. En milieu de mois, je me suis rendu à Splügen pour deux 2 géants FIS. Là encore, deux bonnes courses puisque j’ai terminé à chaque fois dans les 30 premiers après la première manche alors que j’avais le dossard 50. Cela me permettait de partir devant en seconde manche et de bénéficier d'une piste parfaite. Une situation positive, montrant que mon ski commence à bien se mettre en place. 

Une semaine plus tard, direction l’Italie, plus précisément Champoluc dans la vallée d'Aoste, pour deux super-G et deux géants. En super-G, j'ai pris un maximum de risques car je devais terminer dans les tout premiers pour avoir une chance de baisser mes points FIS ; j'ai malheureusement commis de grosses fautes dans les deux. Les géants se sont plutôt bien passés mais j’ai fini deux fois 4e, ce qui était un peu frustrant.

En début de semaine, j'étais à Meiringen pour deux géants FIS. Malgré ma fatigue, j’ai réalisé des courses correctes. Et ce week-end, de retour en Italie, mais à Pila cette fois, pour un autre géant FIS. J'y ai réussi ma meilleure course dans la discipline en terminant 3e et en réalisant de bons points. J'étais donc très content, d’autant plus que c’était vraiment cool de partager le podium avec des copains.

 

photo en haut: GS à Splügen et super-G à Zinal

photo en bas: 3e place à Pila et 5e place à Châtel

31/01/2019 // Je me rapproche de mon objectif!

En début de semaine, j’étais à Chamonix pour disputer deux descentes de Coupe d’Europe. Lors du 1er entraînement, les conditions étaient assez difficiles, la neige n’arrêtait pas de tomber. Un mouvement de terrain m’a déporté, juste avant une partie très tournante, si bien que j’ai manqué deux portes avant de retrouver la ligne idéale. Je voulais bien évidemment retravailler ce passage mais le 2e entraînement a été annulé en raison des fortes chutes de neige. De plus, les organisateurs ont décidé de faire disputer les deux épreuves le même jour, au vu des prévisions météo pour le mercredi.

Mardi, j’ai réalisé une bonne première course, terminant 43e avec le dossard 65. J’étais content de ma performance même si j’ai toujours le même objectif chaque fois que je prends le départ d’une Coupe d’Europe : entrer dans le top 30. Là, il ne m’a manqué que 70 centièmes.

Au départ de la deuxième course, j’étais très déterminé, mais je suis malheureusement tombé après 4 portes… Une grosse chute, mais heureusement sans conséquences. Cette frayeur mise à part, je tire un bilan positif de mon séjour à Chamonix car je me rapproche petit à petit de mon objectif.

28/01/2019 // Je me suis frotté au Lauberhorn et à la Streif !!!

Géant de Veysonnaz

La semaine précédant Noël, nous avons eu trois courses à Veysonnaz, 2 géants et 1 slalom. Lors du premier géant, je me suis placé dans les trente en première manche avant de jouer de malchance en cassant mon ski sur le second parcours. J’étais néanmoins content du ski que j’avais produit jusque-là. Le lendemain, je me suis également placé dans les trente en première manche avant de réaliser une belle remontée sur le second parcours. J’étais d’autant plus content de ma course que j’avais dû utiliser mes skis d’entraînement. Lors du slalom, je suis malheureusement sorti très tôt.

Ensuite, nous avons eu droit à six jours de libre pour fêter Noël et nous reposer un peu. Juste avant de franchir le cap de la nouvelle année, il y a eu les deux slaloms de Sörenberg. Lors du premier, j’ai produit du bon ski mais pour un résultat moyen. Lors du second, je suis à nouveau sorti très tôt. Il faut dire qu’en slalom, je ne trouve pas toujours le bon équilibre dans les virages.

Mon mois de janvier était axé sur la descente. J’ai commencé par un camp de deux jours à Wengen avec le groupe de vitesse de Swiss-Ski, où nous avons pu nous entraîner sur la partie supérieure du Lauberhorn. Une très bonne chose puisque je devais participer à la descente de Coupe d’Europe sur cette même piste, une semaine plus tard.

Le départ du Lauberhorn, avec une vue magnifique

Pendant la semaine consacrée à la Coupe d’Europe, la météo n’a autorisé qu’un seul entraînement et qu’une seule course, alors que le programme en prévoyait le double. Les deux fois, j’ai eu de la peine à gérer la première partie jusqu’à la Hundschopf, perdant déjà beaucoup de temps. Après, je maîtrisais assez bien le passage de la Minschkante et du Brückli-S. Il faut savoir qu’en Coupe d’Europe, l’arrivée se situe sous le tunnel du train. De plus, le jour de la course, la visibilité devenait de plus en plus mauvaise, ce qui nous a empêchés de régater avec les premiers à s’élancer. 
La 3e semaine de janvier, j’étais de retour dans mon groupe de la NLZ Ouest, pour deux jours d’entraînement en géant à Grimentz et un en descente à Zinal. Le tout dans des conditions plutôt difficiles, la piste étant molle en raison des fortes chutes de neige.
C’est alors que j’ai reçu une très bonne nouvelle: j’allais participer aux descentes de Coupe d’Europe organisées à Kitzbühel. J’étais vraiment heureux de pouvoir courir sur la Streif ! Arrivé sur place, j’ai été impressionné par l’ampleur que prennent les courses du Hannenkamm en Autriche. Notre épreuve a même été diffusée en direct sur la première chaîne autrichienne…

La première fois que j’ai vu la piste de près, c’est-à-dire pendant la première reconnaissance, c’est surtout le revêtement qui m’a impressionné. De la glace pure ! A tel point qu’il n’était pas possible de s’arrêter n’importe où pendant la reconnaissance. De plus, il y avait des petites bosses partout. Et le Steilhang, c’est vraiment fou ! La deuxième partie est moins impressionnante mais elle n’est pas pour autant facile à négocier. En Coupe d’Europe, c’est vrai que la piste s’arrête avant le Hausbergkante et la dernière traverse, mais c’est déjà bien suffisant.

Lors des deux entraînements officiels, j’ai réussi de très bonnes manches, en me classant 30e et 37e. Mais le jour de la course, j’ai voulu prendre quelques risques dans le dévers à la sortie du Steilhang. Malheureusement, je me suis fait taper et j’ai perdu la trajectoire idéale. Si bien que j’ai fini par me retrouver dans une position similaire à celle de Bode Miller, avec un ski sur les bâches. J’ai donc perdu toute ma vitesse pour le plat qui suivait. Malgré cette petite déception, cela reste sans doute la plus belle expérience de ma carrière.

Atterrissage du saut de la Tête-de-chien

Le départ de la descente de Coupe d’Europe qui se court sur la Streif se trouve juste au-dessus de la Mausefalle.

La compression en dessous de la Mausefalle

Petit portrait
Quentin Mesot

Né le 15/05/1998, 174 cm, 74 kg

Ski-club: Leysin

Groupe d'entraînement: NLZ Ouest groupe Performance U21

Entraîneurs: Steve Locher, Valentin Crettaz

École/université: matu en économie et droit; Cette année, je vais suivre des cours de math pour me mettre à niveau pour pouvoir étudier à l'EPFL.

Meilleures perfs en 2017/18: 7e et 8e des super-G de Veysonnaz et Davos comptant pour la coupe suisse U21 - 3e du slalom géant citizen de Pila - 55e du super-G de Coupe d'Europe de Wengen

Points FIS au 1.09.2018: 60.06 en descente; 54.93 en slalom; 44.28 en géant; 40.49 en super-G

Objectifs pour la saison 2018/19: me rapprocher des 20 points dans toutes les disciplines / faire des podiums en coupe suisse U21

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