Quentin Mesot

31/01/2019 // Je me rapproche de mon objectif!

En début de semaine, j’étais à Chamonix pour disputer deux descentes de Coupe d’Europe. Lors du 1er entraînement, les conditions étaient assez difficiles, la neige n’arrêtait pas de tomber. Un mouvement de terrain m’a déporté, juste avant une partie très tournante, si bien que j’ai manqué deux portes avant de retrouver la ligne idéale. Je voulais bien évidemment retravailler ce passage mais le 2e entraînement a été annulé en raison des fortes chutes de neige. De plus, les organisateurs ont décidé de faire disputer les deux épreuves le même jour, au vu des prévisions météo pour le mercredi.

Mardi, j’ai réalisé une bonne première course, terminant 43e avec le dossard 65. J’étais content de ma performance même si j’ai toujours le même objectif chaque fois que je prends le départ d’une Coupe d’Europe : entrer dans le top 30. Là, il ne m’a manqué que 70 centièmes.

Au départ de la deuxième course, j’étais très déterminé, mais je suis malheureusement tombé après 4 portes… Une grosse chute, mais heureusement sans conséquences. Cette frayeur mise à part, je tire un bilan positif de mon séjour à Chamonix car je me rapproche petit à petit de mon objectif.

28/01/2019 // Je me suis frotté au Lauberhorn et à la Streif !!!

Géant de Veysonnaz

La semaine précédant Noël, nous avons eu trois courses à Veysonnaz, 2 géants et 1 slalom. Lors du premier géant, je me suis placé dans les trente en première manche avant de jouer de malchance en cassant mon ski sur le second parcours. J’étais néanmoins content du ski que j’avais produit jusque-là. Le lendemain, je me suis également placé dans les trente en première manche avant de réaliser une belle remontée sur le second parcours. J’étais d’autant plus content de ma course que j’avais dû utiliser mes skis d’entraînement. Lors du slalom, je suis malheureusement sorti très tôt.

Ensuite, nous avons eu droit à six jours de libre pour fêter Noël et nous reposer un peu. Juste avant de franchir le cap de la nouvelle année, il y a eu les deux slaloms de Sörenberg. Lors du premier, j’ai produit du bon ski mais pour un résultat moyen. Lors du second, je suis à nouveau sorti très tôt. Il faut dire qu’en slalom, je ne trouve pas toujours le bon équilibre dans les virages.

Mon mois de janvier était axé sur la descente. J’ai commencé par un camp de deux jours à Wengen avec le groupe de vitesse de Swiss-Ski, où nous avons pu nous entraîner sur la partie supérieure du Lauberhorn. Une très bonne chose puisque je devais participer à la descente de Coupe d’Europe sur cette même piste, une semaine plus tard.

Le départ du Lauberhorn, avec une vue magnifique

Pendant la semaine consacrée à la Coupe d’Europe, la météo n’a autorisé qu’un seul entraînement et qu’une seule course, alors que le programme en prévoyait le double. Les deux fois, j’ai eu de la peine à gérer la première partie jusqu’à la Hundschopf, perdant déjà beaucoup de temps. Après, je maîtrisais assez bien le passage de la Minschkante et du Brückli-S. Il faut savoir qu’en Coupe d’Europe, l’arrivée se situe sous le tunnel du train. De plus, le jour de la course, la visibilité devenait de plus en plus mauvaise, ce qui nous a empêchés de régater avec les premiers à s’élancer. 
La 3e semaine de janvier, j’étais de retour dans mon groupe de la NLZ Ouest, pour deux jours d’entraînement en géant à Grimentz et un en descente à Zinal. Le tout dans des conditions plutôt difficiles, la piste étant molle en raison des fortes chutes de neige.
C’est alors que j’ai reçu une très bonne nouvelle: j’allais participer aux descentes de Coupe d’Europe organisées à Kitzbühel. J’étais vraiment heureux de pouvoir courir sur la Streif ! Arrivé sur place, j’ai été impressionné par l’ampleur que prennent les courses du Hannenkamm en Autriche. Notre épreuve a même été diffusée en direct sur la première chaîne autrichienne…

La première fois que j’ai vu la piste de près, c’est-à-dire pendant la première reconnaissance, c’est surtout le revêtement qui m’a impressionné. De la glace pure ! A tel point qu’il n’était pas possible de s’arrêter n’importe où pendant la reconnaissance. De plus, il y avait des petites bosses partout. Et le Steilhang, c’est vraiment fou ! La deuxième partie est moins impressionnante mais elle n’est pas pour autant facile à négocier. En Coupe d’Europe, c’est vrai que la piste s’arrête avant le Hausbergkante et la dernière traverse, mais c’est déjà bien suffisant.

Lors des deux entraînements officiels, j’ai réussi de très bonnes manches, en me classant 30e et 37e. Mais le jour de la course, j’ai voulu prendre quelques risques dans le dévers à la sortie du Steilhang. Malheureusement, je me suis fait taper et j’ai perdu la trajectoire idéale. Si bien que j’ai fini par me retrouver dans une position similaire à celle de Bode Miller, avec un ski sur les bâches. J’ai donc perdu toute ma vitesse pour le plat qui suivait. Malgré cette petite déception, cela reste sans doute la plus belle expérience de ma carrière.

Atterrissage du saut de la Tête-de-chien

Le départ de la descente de Coupe d’Europe qui se court sur la Streif se trouve juste au-dessus de la Mausefalle.

La compression en dessous de la Mausefalle

19/12/2018 // Récap d'un mois bien chargé

Les 3 jours d'entraînement effectués avant les courses de Diavolezza se sont déroulés sur de la neige molle. J'ai cependant réalisé de bonnes manches. Je skiais bien et vite! J'étais donc confiant pour ces 2 premiers slaloms. Les courses ont par contre eu lieu dans de très bonnes conditions. Les organisateurs avaient fait le nécessaire pour durcir la piste. J’ai fait un résultat correct lors de la première course en commettant une grosse faute à chaque manche. C'était donc encouragent. A la 2e, j'ai malheureusement enfourché en début de parcours.

Après une courte pause de 2 jours, je suis parti en France à Tignes pour disputer 2 Super-G. Compte tenu du fait que nous arrivions à ces courses sans entraînement dans la discipline, le but était précisément de les prendre comme des entraînements.
Les conditions n'étaient pas optimales puisqu'il y avait du brouillard. Je suis malheureusement sorti à mi-parcours de la première course, surpris par une bosse que je n'avais pas vue. Par contre, le ski que j'ai produit était bon.
La 2e épreuve a malheureusement été annulée en raison du vent soufflant très fort.

Un jour plus tard, nous sommes montés à Zinal pour un camp d'entraînement de 3 jours. Nous avons fait de l’excellent travail en géant. Les sensations étaient bonnes. Je me sentais prêt pour les géants qui avaient lieu 2 jours plus tard sur la même piste.
Hélas, ces courses ne se sont pas déroulées comme prévu pour moi puisque je suis sorti les deux fois. J’ai produit du bon ski sur certaines portions, mais des fautes rédhibitoires m’ont coûté l’élimination.

La première semaine de décembre, nous avons effectué un camp d'entraînement à Zinal. A cette occasion, nous avons fait 2 jours de Super-G pour préparer les coupes d'Europe de St-Moritz. Même si la piste était facile, ces entraînements étaient de qualité et j'ai pu choisir mes skis pour la course.
Le 3e jour, nous avons fait du slalom sur la piste utilisée à l’entraînement par les slalomeurs de Coupe du monde. Les conditions étaient donc très bonnes, tout comme mes sensations.

La semaine dernière, je suis parti à St-Moritz pour disputer deux Coupes d'Europe de Super-G. Le lundi, nous étions sensés nous entraîner dans cette discipline mais en raison de la neige fraîche tombée durant la nuit, nous avons dû nous rabattre sur un entraînement de slalom. Le mardi, jour prévu pour le premier Super-G, la course a été annulée après la reconnaissance à cause du revêtement trop mou.
Les deux courses ont donc eu lieu le mercredi. La piste de St-Moritz est vraiment très belle. C'était exactement la même que celle sur laquelle ont évolué les filles en Coupe du monde 4 jours plus tôt. Ce qui est difficile sur ce tracé, ce sont les mouvements de terrain. A cause de ces derniers, il y a beaucoup de portes cachées. Avec mon dossard élevé, le 69, j’ai accompli une bonne performance à la première course malgré une petite faute en fin de parcours.
Lors de la 2e épreuve, la piste a moins bien tenu et il était donc plus difficile pour moi de faire une performance de qualité similaire.

Le soir même, nous nous sommes rendus à Davos pour prendre part à 2 géants jeudi et vendredi passé. Les deux fois, je n’ai pas réussi à passer le cut des 30 premiers. J’ai néanmoins réussi à terminer à de bonnes places grâce à des très bonnes 2e manches.

photos: lors du géant à Davos - départ de la coupe d'Europe à St-Moritz - entraînement à Zinal

08/11/2018 // Les choses sérieuses ne vont plus tarder!

La seconde quinzaine d'octobre, nous sommes partis pour un camp à Amnéville, où nous avons skié dans un frigo géant. Cette piste indoor n'est ni raide ni longue, mais elle reste intéressante pour travailler en slalom. De plus, la neige est très dure, c'est même de la glace sur la majeure partie de la piste. Ce qui nous oblige à être parfaitement posé sur le ski extérieur, sinon c'est la faute d'intérieur.

Là-bas, nous avions 2 séances de 2 heures par jour, avec 8 ou 9 manches à chaque fois. Mes sensations n'étaient pas très bonnes car la vitesse n’est pas très élevée dans cette salle. Techniquement, j'étais assez bien posé, mais je skiais un peu trop direct. Du coup, je n'emmagasinais pas assez de vitesse. Le dernier jour, nous sommes allés faire une course d'orientation à Macolin. Le but était surtout de souder l'équipe car nous allons passer beaucoup de temps ensemble cet hiver.

Fin octobre, nous avons eu un deuxième camp, plus classique puisqu'il se déroulait à Saas-Fee. Lors de ces trois journées consacrées au géant, mes sensations étaient plutôt bonnes. J'étais content de reskier en géant, cela faisait un moment qu'on n'en avait plus fait.

Ces 10 derniers jours, nous n'avons pas pu skier, les conditions n’étant pas optimales sur les glaciers (trop de neige), et les stations à neige artificielle n’étant pas encore prêtes. J'ai donc fait de la condition physique et travaillé un peu pour l'uni. Aujourd'hui, nous partons pour Diavolezza (un domaine près de St. Moritz), pour trois 3 jours d'entraînement et surtout, pour les 2 premières courses de la saison!

12/10/2018 // Je peaufine ma préparation tout en me préparant pour l’uni

La dernière semaine de septembre, nous avons eu un troisième camp à Saas-Fee, lui aussi axé sur les disciplines techniques. Mes sensations étaient bonnes, en géant comme en slalom. Il reste évidemment du travail mais je suis satisfait de ma préparation jusqu'à maintenant.

La semaine passée, Swiss-Ski organisait un camp de vitesse U21 à Zermatt. Malheureusement, nous n'avons pas pu skier les deux premiers jours car le vent avait formé d'énormes congères sur la piste. Les deux suivants, nous nous sommes donc concentrés sur la descente. Ces journées étaient très intéressantes: en premier lieu parce que nous pouvions effectuer des tests de ski afin de déterminer quelle paire glisse le mieux, en deuxième lieu parce que nous pouvions nous comparer aux athlètes des autres centres nationaux. Pour ce qui me concerne, j'étais plutôt bien placé…

Cette semaine, pas de ski. En effet, après un mois de septembre très chargé sur la neige, un petit bloc de condition physique s'imposait. Le programme se compose donc de force explosive, d'agilité et de gainage.

Le prochain camp de ski se déroulera à partir de dimanche à Amnéville, sous un dôme. Je me réjouis car le terrain est adéquat pour travailler le slalom.

Parallèlement au ski, je vais commencer lundi prochain l'université à distance à temps partiel, en mathématique. Comme tous les cours sont disponibles sur une plate-forme Internet, je peux donc les consulter en tout temps. Cet été, j'ai beaucoup réfléchi à la meilleure option pour moi, en approchant notamment Axel Béguelin, un ancien blogueur qui avait déjà suivi ce cursus d'études par correspondance. Et finalement, j'ai conclu que c'était une solution idéale pour moi.

Petit portrait
Quentin Mesot

Né le 15/05/1998, 174 cm, 74 kg

Ski-club: Leysin

Groupe d'entraînement: NLZ Ouest groupe Performance U21

Entraîneurs: Steve Locher, Valentin Crettaz

École/université: matu en économie et droit; Cette année, je vais suivre des cours de math pour me mettre à niveau pour pouvoir étudier à l'EPFL.

Meilleures perfs en 2017/18: 7e et 8e des super-G de Veysonnaz et Davos comptant pour la coupe suisse U21 - 3e du slalom géant citizen de Pila - 55e du super-G de Coupe d'Europe de Wengen

Points FIS au 1.09.2018: 60.06 en descente; 54.93 en slalom; 44.28 en géant; 40.49 en super-G

Objectifs pour la saison 2018/19: me rapprocher des 20 points dans toutes les disciplines / faire des podiums en coupe suisse U21

Mes sponsors