Valentine Macheret

07/12/2018 // Mes premiers points en Coupe d’Europe!

Mon premier voyage hivernal en Norvège pour le compte de la Coupe d’Europe s’est terminé mieux qu’il n’avait commencé. Pour les deux slaloms de Trysill, les conditions étaient très compliquées. En raison des importantes chutes de neige, les organisateurs avaient travaillé la piste avec de l’eau et beaucoup de sel, ce qui n’est jamais idéal pour les gros dossards (j’avais le 49).

Kvitfjell constituait une première pour moi en Coupe d’Europe, en ce qui concerne les disciplines de vitesse. Et je suis très heureuse d’avoir réussi à marquer mes premiers points en Coupe d’Europe. Malheureusement, j’ai perdu trop de temps au super-G du combiné; je me suis donc élancée après les 30 en slalom si bien que, même en réalisant une bonne manche, je n’ai pas pu rattraper autant de temps qu’espéré.

Mais globalement, l’expérience était vraiment belle!

23/11/2018 // La saison est lancée!

La semaine dernière à Diavolezza, j’ai participé à mes premières épreuves FIS de la saison, avec un peu de nervosité. Toutefois, j’ai obtenu une belle deuxième place, ce qui m’a permis d’enregistrer mes meilleurs points, 15.93. Un résultat qui m’a beaucoup libérée. Et le lendemain, j’ai terminé 5e.

Cette régularité me qualifie pour les premières coupes d’Europe, qui auront lieu les 3 et 4 décembre en Norvège. En attendant le départ pour le Grand Nord, je continue de m’entraîner dans le but de peaufiner mon ski.

08/11/2018 // Le point de vue de l’entraîneur

Laurent Donato, parlez-nous de votre rôle auprès de Valentine.
J’ai entraîné à tous les niveaux, jusqu’en Coupe d’Europe et en Coupe du monde avec l’équipe de France. Mais depuis deux ans, je fonctionne un peu comme un coach privé pour Valentine. On est 100% ensemble, c’est la seule athlète dont je m’occupe sur les skis. Ce choix est le résultat d’une longue réflexion menée avec son entourage, et c’est vrai que c’est un challenge intéressant. Mais ce n’est facile ni pour l’athlète ni pour l’entraîneur: on est un petit peu à côté du système sans toutefois être contre le système, il s’agit d’une approche différente. On en a d’ailleurs un exemple en Suisse avec Lara Gut. Le but est d’être le plus performant possible et de donner à Valentine le plus de chances de réussite.

A vos yeux, quels sont ses principaux points forts? 
Sur le plan physique, elle a un très beau gabarit, beaucoup de force et beaucoup de puissance, ce qui est plutôt intéressant pour le ski. Sur le plan technique, elle a une bonne base, un bon toucher de neige ainsi qu’une bonne vitesse de pied. C’est sur le plan mental qu’on doit encore travailler car Valentine a tendance à s’étioler entre les courses et l’entraînement; elle ne réussit souvent qu’une manche sur deux. C’est donc un point qu’il faut améliorer.

Comment arrive-t-elle à concilier les études et le ski?  
Comme elle a des facilités pour l’école, elle s’en est bien sortie pour la matu, tout en restant très concentrée sur le ski. Aujourd’hui, nous sommes souvent en déplacement, nous sommes notamment allés au Chili cet automne. Elle essaie donc de se concentrer sur les périodes pendant lesquelles on ne skie pas, pour enchaîner la préparation physique et ses études. Le week-end, elle va souvent suivre des cours à l’uni à Fribourg. 

Pour quelles raisons avez-vous opté pour un stage au Chili?
L’année dernière, nous avions accompli un gros travail technique en Norvège. Et pour notre 2e année ensemble, nous avons choisi le Chili pour ses conditions hivernales. Nous avons ainsi pu jongler entre toutes les disciplines, du slalom au super-G, et bénéficier d’excellentes conditions de terrain. Il n’y avait pas beaucoup de neige mais le revêtement était très dur. En guise de préparation au géant, Valentine a aussi pu faire pas mal de super-G, ce qui n’est pas possible ici. 
C’était un stage difficile, on a skié 18 jours sur les 21 passés sur place, ce qui a permis de réaliser un gros travail de fond, qui devrait payer plus tard. C’est difficile de tout mettre en place immédiatement au retour, mais c’est une expérience qui apporte beaucoup. J’ai pu le vivre pendant de nombreuses années avec les Français de Coupe du monde. 

Comme Valentine ne fait pas partie d’un groupe, ne risquait-elle pas de se sentir un peu isolée?
Non, pas du tout. Dans la mesure où ces stages se préparent longtemps à l’avance, nous avions ciblé les endroits pour nous entraîner. Nous avons pu travailler beaucoup avec d’autres équipes nationales, Andorre notamment, une ou deux fois avec les Allemandes, ainsi qu’avec les Norvégiennes qui s’entraînaient à côté. Il faut dire que dans ces stations, les trois quarts des gens sont là pour s’entraîner. On ne se sent donc pas trop isolé, c’est l’avantage.

On imagine que l’altitude a pu poser des problèmes…
C’est un petit point faible de Valentine, elle a eu de la peine à s’acclimater. Les 3 ou 4 premiers jours ont été un peu complexes. Il faut savoir qu’à Valle Nevado, on logeait à 3000 m d’altitude. Elle en a bien bavé les deux premiers jours. Avant de dormir correctement, il faut une petite semaine d’acclimatation. 

A lire son blog, elle semble vouloir s’orienter vers la vitesse.
Non, elle a certes des qualités intéressantes pour le super-G mais les disciplines de vitesse nécessitent une longue formation. Il faut beaucoup de kilomètres avant de se sentir bien sur les skis, si l’on veut acquérir une notion de trajectoire qui diffère quand même de celle qui est nécessaire en géant et en slalom. On a entraîné le super-G pour qu’elle progresse en géant. Comme elle y a pris du plaisir et qu’elle a obtenu des résultats plutôt intéressants, elle a envie de courir quelques super-G FIS. Si elle arrive à être performante, peut-être aura-t-elle l’opportunité de s’aligner dans des super-G de Coupe d’Europe. Mais je pense sincèrement que le chemin sera long. Notre objectif, c’est de continuer à travailler le géant et le slalom. 
Reste le super combiné. On ne sait pas encore comment évoluera la discipline ces prochaines années. Mais en tout état de cause, ça peut être très intéressant pour Valentine, grâce à ses qualités en slalom et pour autant qu’elle soit performante en super-G. 

Que pensez-vous de l’objectif qu’elle s’est fixé pour la saison, à savoir entrer dans le top 30 en Coupe d’Europe?
Actuellement, elle a bien évolué en slalom, son ski est devenu plus solide. Mais il y a encore la vérité de la course... Pour elle, ça va se jouer essentiellement sur le plan mental. C’est ce que l’on travaille, car elle doit se sentir en pleine confiance et réussir à aligner deux manches pleines. Dans l’idéal, il faudrait qu’elle soit performante tout de suite en début de saison, dès les premières courses, afin de pouvoir partir sur la Coupe d’Europe. Mais si elle skie au niveau qui est le sien, je pense qu’elle peut sans problème finir dans les 30 en Coupe d’Europe. 

 

29/10/2018 // Dernière ligne droite avant le début de la saison!

J’ai terminé un bon bloc de géant par quelques jours de super-G à Saas-Fee. La semaine écoulée était réservée à la récupération. J’ai passé quelques jours au chaud avant l’arrivée de la neige en plaine ce week-end. 

Pour l’instant, nous attendons impatiemment le passage de la "tempête de neige" avant d’attaquer les derniers entrainements pour préparer au mieux les premières courses de la saison! Pour moi, la saison débutera les 13 et 14 novembre à Diavolezza en slalom. 

10/10/2018 // Des progrès au niveau de la condition physique

Les tests physiques à Macolin ont montré que mon entraînement estival avait été de bonne qualité. J’ai en effet progressé en termes de force maximale et de force vitesse. J’en ai ensuite profité pour faire une bonne semaine de condition physique à la maison, avec le soleil en prime, avant de retourner sur la neige suisse. 
Les premiers jours à Saas-Fee ont été un peu compliqués en raison de la neige fraîche tombée en début de semaine. Mardi, nous n’avons pu faire que du ski libre et les jours suivants, le revêtement est resté très mou.

Samedi, j’ai participé à ma première journée de cours à l’université. Pas évident de se remettre dans le rythme scolaire... Mais la journée a tout de même été très enrichissante.

Petit portrait

Née le 16/06/98, 176 cm, 72 kg

Ski-club: Broc

Entraîneur: Laurent Donato

Université: Formation universitaire à distance, suisse. Faculté de droit.

Meilleures perfs en 2017/18: 3e au championnat suisse U21 de super-G à Zinal - 2e du slalom FIS d'Adelboden - participation aux Coupes d'Europe de Zell am See, Melchsee Frutt et Zinal

Points FIS au 1.09.2018: 183.21 en descente; 18.87 en slalom, 25.75 en géant; 38.71 en super-G; 108 en combiné 

Objectifs pour la saison 2018/19: entrer dans le Top 30 en Coupe d'Europe

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