Arnaud Boisset

25/11/2018 // La preuve que nous dépendons de la météo et des conditions...

La préparation à Diavolezza n'a malheureusement pas été aussi bonne que d’habitude. En effet, il n'a pas neigé beaucoup, mais souvent: tous les jours 5 centimètres de neige fraîche… C'est ironique de penser que les skieurs ne sont pas si contents que ça lorsqu'il neige mais ce qu'ils aiment, c'est surtout la neige dure. La piste était par conséquent molle et les conditions se dégradaient rapidement au fil des passages. Tout le contraire des conditions rêvées de ces dernières années. Dans cet environnement difficile, il était compliqué de se mettre en confiance. 
Après 4 jours d'entraînement plus ou moins qualitatifs, c'était l'heure des premières courses. Les organisateurs ont fait un gros travail et ont pu bénéficier d'une fenêtre météo pour nous offrir une excellente piste avec une neige très compacte et dure. Ce dont je me réjouissais clairement. Malheureusement, je suis tombé malade juste avant et je n'étais pas à 100% de mes moyens. Le premier jour, j'ai compris rapidement, après une dizaine de portes, que je n'étais pas apte à performer. Le lendemain, je me sentais mieux, j'avais l'impression d'être quasi-guéri. Or, après 30 secondes, j'ai bien senti que les jambes n'étaient pas là. Par conséquent, je commence la saison malade avec deux abandons. Ce n’est pas le départ idéal...
Malgré ces premières compétitions plutôt décevantes, la faute en incombant clairement à mon état de santé, je ne me suis pas fait de soucis. J'ai passé un week-end reposant au bord du lac de Zurich et me suis remis complètement de ma petite grippe. Le lundi suivant, j'étais de retour à l'entraînement, à nouveau sur les pistes de Diavolezza. J'ai aligné 3 bons jours de géant qui m'ont permis de finaliser ma préparation en vue des premières courses du début de la semaine prochaine à Zinal.
Autrement dit, je vais participer à quelques géants avant de retourner en vitesse, afin d'être au maximum de mes moyens lors des premières Coupes d'Europe de Saint-Moritz, début décembre. Ce qui s'apparentera en fait la première échéance de ma saison.

Avec ma petite sœur, sur les pistes de Diavolezza

27/10/2018 // On approche du début de la saison

Comme prévu, je suis bel et bien allé partager quelques jours avec le groupe vitesse CE. Malheureusement, les précipitations nous ont empêchés de skier comme on l’espérait, il a fallu se contenter d’un jour sur les trois au programme.

Ensuite, j’ai profité du beau temps pour découvrir une région de Suisse que je ne connaissais pas, du moins en conditions estivales: le canton d’Appenzell, pour deux jours de balade dans de très jolis paysages. Ont suivi deux camps de quatre jours. Le premier était consacré à la technique pour reprendre les bases en slalom et en géant. Après un week-end de pause, qui m’a permis d’assister au Rallye du Valais, un sport qui me plaît beaucoup, le second camp était axé sur la vitesse. Là encore, tout s’est bien passé sauf un jour où le vent soufflait trop fort, si bien que nous avons décidé de monter à la Mischabellhütte au-dessus de Saas-Fee – 1600 mètres de dénivellé. Pas évident à 3340 m d’altitude de résister à de violentes rafales de vent… D’ailleurs, on a payé la descente le lendemain, avec des jambes plutôt lourdes.

Ces deux derniers jours, je me suis remis aux virages courts puisque je prévois toujours de commencer la saison en slalom. Là, nous quittons Saas-Fee, ce qui est loin de me déplaire car à la fin, il y avait beaucoup trop de monde sur le glacier, l’attente dans la file au bas de chaque piste était vraiment longue, avec le risque de s’énerver et de perdre sa concentration. Désormais, nous avons devant nous une semaine sans ski, histoire de remettre l’ouvrage sur le métier en condi, avec des tests physiques mercredi à Macolin.

Vendredi, départ pour le domaine de Diavolezza, à côté de St. Moritz, que viennent de quitter les Suisses qui vont courir à Sölden. Il y a beaucoup de neige artificielle, une neige qui tient bien. On va y rester deux fois trois jours pour peaufiner notre préparation. Ensuite, place aux premières courses, les 13 et 14 novembre. Certains sont prêts, d’autres un petit peu moins. Moi, je me mets gentiment en route, mais je me réjouis de la neige artificielle car je suis plus performant sur ce type de revêtement.

05/10/2018 // Les camps s'enchaînent!

Pour finir en beauté un nouveau bloc de condition physique, qui a duré 10 jours, je suis allé faire la via ferrata de Loèche-les-Bains. Ça a été une super journée, même si c’est loin d’être évident. D’abord, le parcours est très long, avec 8 heures d’effort dont 5 ½ dans la via ferrata elle-même. Ensuite, il est très impressionnant, notamment avec son pont suspendu et ses falaises de plus de 1000 mètres qui plongent sur Loèche. Une expérience magnifique!

La semaine passée, je suis monté à Saas-Fee  pour de la technique. Là, je viens tout juste de rentrer de Zermatt. Le camp n’était pas mal du tout. Mais sur les 4 ou 5 jours que nous avons passés en station, nous n'avons pas pu skier les 2 premiers. Il y avait trop de vent, au point que le téléski ne pouvait pas être utilisé; dommage car les entraîneurs avaient préparé la piste… Nous nous sommes donc rabattus sur la condition physique. Heureusement, les coaches nous ont concocté des exercices originaux: condi en forêt, volley, séance de force (comme on ne skiait pas, on pouvait forcer un peu sur les jambes). Le but était de rester actif pour ne pas se rouiller.

Néanmoins, nous avons pu chausser les skis les deux derniers jours. Au programme, de la vitesse pour la première fois de la saison, en profitant des bonnes conditions (la piste était vraiment dure). On n’a pas fait beaucoup de manches, surtout de la qualité. C’était vraiment super de retrouver le feeling de la vitesse, c’était même revigorant. Et les sensations reviennent!

Le retour que j'ai obtenu a été positif. Et comme mon chrono était bon, je vais m’entraîner la semaine prochaine avec le groupe CE vitesse à Saas-Fee. Au retour, je vais préparer les premiers slaloms, car je vais quand même commencer la saison dans les virages courts. Cela me permettra d'étrenner mon nouveau casque (partenariat avec Swisscom)...

07/09/2018 // Les sensations reviennent

Ces 20 derniers jours, après le gros bloc de condition physique, ont été dédiés au ski. C’était très intensif puisque j’ai aligné 14 jours de ski (des périodes de 4-5 jours entrecoupées de deux journées de pause). 
Les conditions étaient bonnes à Zermatt et à Saas-Fee, nous avons pu skier tous les jours, en adaptant parfois un petit peu notre programme, notamment en montant plus tard lorsque la météo était mauvaise. Au début, on se levait très tôt le matin: on était dans la cabine à 5h00, au sommet à 5h30. Mais il fallait attendre 6h00 pour pouvoir chausser les skis parce qu’il faisait encore nuit. Du coup, on a repoussé l’heure de réveil la semaine dernière. 
À Zermatt, nous avons trouvé une neige d’hiver, assez bonne mais pas très réactive; il neigeait tous les jours en fin d’après-midi. À Saas-Fee, la neige était très agressive; comme les skis réagissent très fort, il faut être bien posé techniquement pour absorber toute l’énergie que les skis transmettent; et c’est ça qui était un peu difficile au début. 
Etant donné qu’il y avait moins de monde sur les glaciers cette année, nous pouvions faire plus de manches chaque jour. Ce qui était idéal puisqu’on misait plutôt sur la quantité que sur la qualité. 
Pour moi, tout s’est bien passé à Zermatt. Mais à Saas-Fee, l’adaptation a été plus difficile, notamment en raison de la neige. J’ai en quelque sorte reculé car je manquais de sensations et de confiance. C’est un peu comme quand on se casse une jambe: avant de recommencer à marcher, il faut y aller doucement, se faire aider. J’ai donc retravaillé certains fondamentaux techniques, en passant quelques jours avec un entraîneur à côté du groupe, ce qui m’a permis de bien me concentrer sur moi-même. A la fin, je sentais les automatismes revenir.

TRALALA

Là, je suis vraiment fatigué, les journées étaient très longues. J’ai mal aux jambes et c’est plutôt rare chez moi lorsque je ne fais que skier… Je bénéficie de 6 jours de pause (dont 2 de repos complet). Puis, il va y avoir 10 jours de condition physique, suivis des tests physiques. Ensuite, donc dans 15 jours, nous rechausserons les skis, mais cette fois pour mettre l’accent sur la qualité. 

16/08/2018 // Ouf! Le gros bloc de condition physique de la saison est derrière...

Au bord d'un lac avec un paysage splendide & à l'entraînement à Macolin

Ces trois dernières semaines ont été consacrées à 100% à la préparation physique. C'est normalement la dernière pause de plus de trois semaines sans ski avant la fin de la saison en avril prochain...
Les deux premières semaines se sont effectuées chez moi, j'avais l'habitude de m'entraîner 2 heures le matin en intérieur et 2h à 3h l'après-midi en extérieur. Je suis rentré dans une certaine routine et les entraînements rythmaient réellement mes journées. J'ai eu l'occasion de faire beaucoup de sport un peu plus fun comme le vtt, la grimpe, la slackline ou toutes sortes de jeu (badminton, squash etc...).

Tour en VTT au Lac de Salanfe & victoire au karting de Lyss, avec le reste du groupe du cadre C

Quant à la semaine dernière, je me suis rendu à Macolin pour rejoindre le groupe. Les journées étaient longues et pas faciles.
Comme nous enchaînions 7 jours de sport à la suite, nous avons eu droit à une demi-journée un peu plus fun au milieu. En effet, nous sommes allés au karting de Lyss afin d'en découdre sur l'asphalte.
J'ai passé un très bon moment durant lequel j'ai pu regoûter à l'adrénaline de la course. La saison est lancée puisque j'ai remporté devant mon entraîneur et mes coéquipiers le classement final. Ensuite, fini la rigolade! Nous avons enfourché nos vélos pour passer la frontière et se rendre en Alsace où nous attendais trois jours de vélo intensif. En effet, nous avons enchaîné multiples cols pour un total de 400km et de plus de 9000m de dénivelé... Je ne vous cache pas que je suis content de reposer mes jambes quelques jours avant de reprendre la préparation estivale à Zermatt à partir de vendredi déjà.

Petit portrait
Arnaud Boisset

Né le 08/05/98, 185 cm, 85 kg

Ski-club: Bagnes

Groupe(s) d'entraînement: cadre C de Swiss-Ski

Entraîneur: Reto Griesenhofer

Employeur: stagiaire

Meilleures perfs en 2017/18: 1er du combiné FIS de Zinal - 2e du Super-G de Zinal - 3e du slalom FIS de Sörenberg - Championnats du monde juniors: combiné 6e, descente 11e, slalom 12e - 9e du combiné Coupe d'Europe de Saalbach

Points FIS au 1.09.2018: 20.20 en slalom; 22.00 en géant; 22.68 en Super-G; 28.62 en descente; 22.43 en combiné

Objectifs pour la saison 2018/19: médaille aux championnats du monde junior, médaille à l'Universiade, cadre B de Swiss-Ski

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